ANALYSE MUSICALE , INFLUENCE & ANCIENS MEMBRES DU GROUPE
Par Elliot | 0 commentaires | Ajouter un commentaire
Afin d'apprivoiser l'âme musicale des frères Mael, invitons nous dans leur univers flamboyant, finement dentelé d'un métissage divin, méticuleusement battit entre différents styles musicaux et l'absence de frontières, situant l'œuvre ainsi écrite au firmament de notre émerveillement.


Mal aisé de les suivre à la trace, il serait aussi inconvenant d'essayer de classer l'oeuvre des Sparks dans une seule catégorie. Bien entendu Ron & Russell ont su apprendre sur le bout des doigts l'immense mosaïque éducative de leurs ainés et frères de sang.
Ainsi de Frank Zappa, leur excentricité et leur formidable capacité à se métamorphoser, du Floyd de Sid Barrett ; leur énergie communicative, des Kinks & Small Faces leur attachement organique au rock sombre british incontestablement le liant magnétique de toute leur épopée. Les voilà, très jeunes, aptes à créer leur toute première mouvance aux antipodes du conservatisme le plus régressif ; Ils enchainent sur cette lancée une panoplie de six premiers albums surfant sur une pop rock survoltée largement agrémentée de textes sans concession pour les grandes qualités de l'homme moderne ( orgueil, vanité, suffisance, bêtise, violence ... ).
Une période riche en créativité reposant sur un syncrétisme musical parfaitement maîtrisé, qui doit son aboutissement à l'environnement choisi. De fait, reconnaissons qu'en Grande Bretagne, à cette époque, la nouveauté était considérée comme naturelle. Aux States, les Sparks sont rapidement classés dans le tiroir réconfortant des groupes superficiels. Une manière polie de rester sourd aux paroles perverses et dérangeantes.
Ron Mael alterne entre des compositions savantes et d'autres volontairement simplifiées, gardant en permanence, comme axe de symétrie, une place prépondérante à la voix de Russell. Les textes sont généralement denses, ce qui a pour effet direct, une limitation de soli musicaux des autres membres du groupe. Par la suite, Russell sera moins volubile, préférant la répétition à la profusion des mots. Anyway, retenons simplement l'imagination prolifique des frères Mael, leur coté indomptable et l'extraordinaire envie de vivre au delà des frontières fixées par la conscience collective.

Tout cela prend fin, au début de l'année 1979, avec l'avènement d'une disco pop que les Sparks s'approprient avec l'aide d'un certain Giorgio Moroder. Bien entendu, la musique qui en découle est plus répétitive, voire plus lisse, les synthés plus en avant et une sonorité globalement épurée de nuances. Ce sont le beat et les effets qui importent, un mimétisme en quelque sorte de plusieurs styles musicaux dont on aurait expurgé uniquement l'énergie du rythme. L'histoire nous a finalement appris que tout cela ne représentait qu'une mode malgré les nombreuses dérivées. Une mode n'est pas non plus une posture, et en cela, je crois, que nous pouvons donner du crédit au duo de Los Angeles.
D'ailleurs, permettez moi de préciser que dans tout ce qui va suivre, la pulsion rythmique deviendra le moteur de recherche de Ron. Comme quoi toute expérience apporte son lot d'ironie : c'est grâce au disco, souvent banni, que Sparks accumule un vécu que nous saurons apprécier bien plus tard.
Les frangins choisissent une route diamétralement opposée à la grande majorité des formations de leur époque. Plutôt que d'être figé sur un style ou genre musical et tourner autour sans relâche, les voici convaincus par la nouveauté que l'on affuble volontiers d'un sentiment de facilité.
Indifférents à la critique, Ron & Russell mixent sans vergogne un cocktail composé de New Wave, disco pop, dance, funk. Précisément toutes formes musicales ludiques intimement liées à la danse et au jeu. Monde accaparé par les samplers et boîtes à rythmes, enrobées de nappes planantes de synthé avec des voix largement trafiquées. De quoi réjouir un certain public, dont il nous faut absolument respecter ici, l'existence.
Nous pouvons intégrer les albums suivants dans cette dernière catégorie : " N° 1 In Heaven ", " Terminal Live ", " Sparks in Outer Space ", " Pulling Rabbits From A Hat ", " Music That You Can Dance To ", Intérior Design ", Gratuitous Sax And Senseless Violins ", " Plagiarism ".
Malgré les apparences, les Sparks poursuivent sans doute une partie de leur propre identité à travers cette expérience déroutante pour les plus magnanimes et affligeante pour beaucoup d'autres fans.
L'orientation musicale varie très sensiblement, à nouveau, à l'orée du troisième millénaire. Sparks profite de l'événement pour faire peau neuve. L'album de transition ( Balls 2000), nous divulgue timidement la nouvelle feuille de route de nos amis. Des compositions mélodieuses portées par une voix plus chaude et envoûtante. Toujours une rythmique électronique, mais conçue moins agressivement. Une certaine unité et sensibilité se dégagent et nous invitent à poursuivre le chemin tortueux de la découverte.
"LIL Beethoven 2002 " ouvre la voie à un courant musical nouveau : des boucles symphoniques ( pour la plupart ), s'enrichissant en se répétant, sur lesquelles une guitare métal s'intercale aux voies du cadet Mael. Ron ne peut plus dés lors se passer d'une base rythmique à " l'ancienne " : batterie & percussions " tenues par Tammy Glover. L'alchimie ainsi obtenue, place les Sparks sur un style lyriquo-métal symphonique. Les textes, bien que répétés en boucle ( ce n'est pas une généralité ) restituent sans ambages le jeu habile entre le vernis superficiel de la vie, le sentiment profond et l'incompréhensible bizarre.
Les albums suivants ( " Hello Young Lovers 2006 " & " Exotic Creatures Of The Deep 2008 " ) accentuent en l'embellissant le sillon créatif sur lequel Sparks surfe allègrement depuis près de dix ans maintenant. Est ce là une forme de stabilité définitive ?.....
Avec l'innovation permanente comme énergie intérieure, les frères Mael déclinent de manière intelligente une forme aboutie de jubilation. La jubilation éternelle de s'enfuir de toute forme d'emprisonnement intellectuel. Le tout en musique, s'il vous plaît.
Gageons de les voire poursuivre l'irrésistible ascension sur laquelle notre plaisir se repose langoureusement.
Votre serviteur les garde amoureusement à l'oeil.
Mission quasiment impossible d'établir une liste complète de tous les groupes ( tous styles confondus ) directement ou indirectement influencés par les Sparks. Citons, à la volée, Depeche Mode, Erasure, Spandau ballet, Inxs, la quasi totalité des groupes New Wave ( même s'il est difficile pour certains de se l'avouer ), nos Rita Mitsouko, et tous ceux qui après les Sparks ont su marier plusieurs genres musicaux. C'est donc précisément une place prépondérante que les Sparks occupent sur la scène musicale mondiale.
Comme tout précurseur, Sparks a dû essuyer les plâtres afin de libérer un espace vital créatif dont une multitude de groupes ont su profiter à dessein.
Un grand merci s'impose.
ACTUELS & ANCIENS MEMBRES DE LA CONFRÉRIE SPARKS
Ron Mael Russell Mael
Dean Menta
Tammy Glover
Anciens membres
Earle Mankey
Jim Mankey
Harley Feinstein
Martin Gordon
Adrian Fisher
Norman "Dinky" Diamond
Trevor White
Ian Hampton
Sal Maida
Jeffrey Salen
Hilly Boy Michaels
Ben Benay
Alan Broadbent
David Foster
Ed Greene
David Paich
Mike Porcaro
Reinie Press
Lee Ritenour
Thom Rotella
Keith Forsey
Bob Haag
Leslie Bohem
David Kendrick
James Goodwin
John Thomas
See You Later
ELLIOT










